Nos amies les fraises

mara des bois, gariguette, cléry et les autres...

Le 20 mai 2010

Nos amies les fraises
            Le froid et les coquins Saint de Glace les ont empêchées de gagner nos étals dans de bonnes conditions : elles n’étaient pas très mûres, pas très sucrées et elles ne donnaient vraiment pas le meilleur d’elles-mêmes !
Depuis quelques jours le soleil éclate et ces dames, les fraises, sont vraiment excellentes. Peut-être même, sont-elles meilleures à cause ou grâce à ce froid ?

Bien sur, certaines n’ont craint ni le froid, ni le gel. Protégées dans des serres chauffées, les racines dans des poches remplies de…, elles poussent sans terre ! Mais, une fois achetées, elles se conservent moins longtemps, ne résistent pas à la température ambiante et déçoivent nos papilles…Parce que, en fin de compte, nos papilles savent faire la différence.
            Les premières qui ont rempli nos paniers sont les Cléry. De bien grosses fraises, rutilantes. « Elles seront présentes encore une huitaine de jours » a dit le producteur.

Ensuite, il portera des Gariguettes. Des fraises plus petites, moins rondes.

Puis, viendront les Mara des Bois, celles qui régalent l’odorat avant de régaler les papilles.
Toutes ces fraises ont un goût de fraise, me direz-vous ?
C’est certain et d’ailleurs c’est préférable ! Quoique…
La Cléry est sans doute la plus discrète. Elle est moins parfumée mais elle maintient plus longtemps le goût en bouche. D’autre part sa taille permet de faire des desserts intéressants tels des fraises farcies (voir recettes).
La Gariguette vit sur sa réputation. Elle allie la joliesse, au parfum et au goût. Elle ne nécessite guère de préparation sauf peut-être de la marier à quelques fleurs –sureau, monarde, thym,… (voir recettes).

Quand à la Mara des Bois, elle est sublime en tarte et en confitures. Je crois que Masine en parle  sur son blog.
            La plupart du temps, ces délicieuses fraises se satisfont de peu de chose pour nous régaler. Il est indispensable de les servir à température ambiante pour que l’air et la chaleur ambiants, leur permettent de reprendre de la saveur. Ensuite croquons-les. Peut-être pourrions-nous les accompagner de « galettes rustiques » aux feuilles de menthe ou aux fleurs (voir recettes) ?

Ces simples galettes serviront de support et de « scène » sur lesquelles nos fraises feront leur show !

Le show, elles l’ont fait à d’autres reprises…
…Lors des célébrations des premiers fruits de l’année par les Amérindiens, la fraise Pocahontas –la plus prisée à cette époque- était à l’honneur.

…Ou quand l’Ecarlate de Virginie fit une entrée fracassante en Angleterre en 1629.

…Sans oublier les cinq pieds de fraisiers chiliens – Blanche du Chili-  rapportés par Monsieur Frézier (nom prédestiné !) en 1712, qui commencèrent l’histoire de la Fraise en France.
…Puis, les fraises de Virginie et du Chili laissèrent leur place à de jeunes premières : les Montreuil, les Paris, les Ananas, …………………….., les Cléry, les Guariguettes, les Mara des Bois

Le show, elles le font encore et toujours pour le plus grand régal de nos yeux et de nos papilles. Profitons-en !

Ne cherchez pas de photos de fraises, car ma petite famille, les a toutes mangées avant que j’ai eu le temps de les photographier. Maintenant, il faudra attendre samedi, jour de marché à Tulle.

Délicieusement vôtre, régine.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site